Atelier n°5 à l’ARG, classe de Mme Baussart. Mardi 24 janvier 2012.
Bonjour à tous! Nous avons la chance de pouvoir continuer ce projet en 2012, avec un 2ème court-métrage que vous allez réaliser lors des prochains ateliers. Vous connaissez maintenant bien les bases d’un tournage en animation, et cette fois vous allez écrire un nouveau scénario pour un film de 3 minutes, ce qui est déjà très long quand on tourne en image par image.
Mais avant cela, pour vous rafraichir la mémoire après 2 bonnes semaines de vacances, nous allons revoir quelques bases de la grammaire cinématographique. Par exemple, qu’est ce qui différencie un plan d’une séquence ? Pour illustrer cela, voici quelques extraits de film, vous allez essayer de compter le nombre de plans dans une seule séquence, qui a été tournée dans le même décor avec les mêmes personnages.
Alors, combien de plans dans cet extrait de Rio Bravo, un grand classique du western ? Beaucoup pour 2 minutes! 26 oui, c’est exact! Ce qui veut dire qu’un réalisateur doit tout d’abord faire un storyboard avec tous les plans prévus, en spécifiant chaque fois l’échelle de plan, la hauteur de la caméra, et le mouvement s’il y en a, comme c’est le cas dans cet extrait où nous avons vu plusieurs travellings.
Maintenant regardez un autre extrait de 3 minutes d’une seule séquence, et dîtes-moi combien de plans vous trouvez : attention c’est un piège…un seul plan, c’est juste! Il s’agit d’un long plan séquence tourné par Orson Welles, qui ouvre le film de Touch of Evil. Il fallait au moins une journée pour tourner un plan pareil jusqu’à ce qu’il soit bon, un long mouvement à la grue pendant lequel le cadreur ne doit pas rater son coup : suivre les personnages principaux, faire arriver tous les figurants au bon moment, se déplacer dans le décor sans ac-coups, et synchroniser tous les membres de l’équipe technique et les acteurs. Pour l’époque c’était un exploit, car on travaillait avec des caméras très lourdes, et il fallait souvent créer tout un décor et éclairer chaque scène avec des très gros spots, car la pellicule n’était pas aussi sensible qu’aujourd’hui.
Maintenant, à vous de jouer les réalisateurs, en écrivant l’ébauche d’un scénario par petits groupes, en essayant de ne pas ressembler à des histoires de films que vous avez déjà vus : soyez inventifs! La prochaine fois, chaque groupe racontera son histoire, comme s’il voulait persuader un producteur de lui donner les moyens pour le réaliser. A vos crayons!
Pascale.
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